Une journée de sensibilisation à l’environnement en montagne a mobilisé 73 élèves de l’écoleprimaire Saint-François d’Albertville ce mardi 26 mai. Une action qui s’inscrit dans un projetpédagogique consacré à la montagne.
Les enfants ont écouté les consignes, puis, pendant plusieurs heures, ont crapahutésur les zones déterminées pour collecter les déchets abandonnés. Ce mardi 26 mai, 73 élèves de l’école primaire de Saint-François d’Albertville, issus d’une classede CM1 et d’un double niveau CE2-CM1, ont troqué les skis contre des gants de ramassage pourparticiper à une journée de sensibilisation à l’environnement en montagne.Encadrés par leurs enseignantes, des parents accompagnateurs et l’association Mountain Riders,les enfants ont sillonné la station afin de collecter les déchets laissés après la saison hivernale.
Une action qui s’inscrit dans un projet pédagogique consacré à la montagne tout au long del’année scolaire.Les élèves connaissent les Saisies : ils y avaient séjourné cet hiver pour une semaine de ski. Cettefois, il s’agissait de découvrir l’autre visage du domaine, celui du printemps, et de mieuxcomprendre les traces laissées par l’activité humaine lorsque la neige disparaît. Pendant près dedeux heures, les enfants ont crapahuté sur plusieurs secteurs du front de neige, répartis en petitsgroupes selon des zones définies à l’avance. Au fil du parcours, emballages, plastiques, mégotsou objets oubliés sous la neige ont été collectés, parfois avec surprise. « Voir ce qu’il reste aprèsl’hiver permet aux enfants de comprendre l’envers du décor », résumaient les organisateurs.
Un atelier “carte d’identité du déchet”

Après le ramassage, place à une étape essentielle : le tri et la classification des déchets. Les élèvesont observé, catégorisé et questionné l’origine de ce qu’ils avaient trouvé avant de partager unpique-nique en plein air. L’après-midi, des ateliers pédagogiques ont prolongé la réflexion. Lesenfants ont réalisé la carte d’identité d’un déchet : par groupes, ils devaient choisir un objetramassé, le décrire, le dessiner, préciser où il avait été trouvé et réfléchir à son cycle de vie,notamment à ce qu’il devient lorsqu’il est abandonné dans la nature. Chaque classe a ensuiteparticipé à la création d’une fresque représentant la station, avant un troisième atelier plusparticipatif. Les élèves y ont placé, sur une grande bâche illustrant les Saisies, des déchets qu’ilsavaient dessinés sur feuilles. Et ils ont partagé leurs impressions sur la journée.L’opération, soutenue financièrement par Synergie 73 Informatique d’Albertville et IntersportLes Saisies, avait un but : faire des jeunes des acteurs de la préservation de la montagne. Unejournée pour apprendre qu’un paysage propre dépend aussi de gestes concrets.
Source ; Le Dauphiné Libéré / Alain De Bortoli